ma passion–ma nature

18 septembre, 2011

….l inévitable….a quand en france.

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 17:46

Fukushima : le Japon durablement contaminé

Dans une vidéo mise en ligne le 17 août sur son site [1], le directeur de la centrale de Fukushima Daï-ichi prie la population de l’excuser pour les « désagréments et l’anxiété causés par l’accident ». TEPCO n’aurait ainsi causé que des désagréments et de l’anxiété ? Et d’ajouter sans vergogne qu’ils font tout pour que les personnes déplacées puissent revenir au plus vite chez elles.

Des rejets massifs de radioéléments

Même arrêtée, une centrale nucléaire est menaçante : la forte chaleur dégagée par la radioactivité du combustible doit être évacuée dans le cœur du réacteur puis pendant des années en piscine. Sans électricité et eau, pas de refroidissement et la pression monte. Il faut donc dépressuriser les réacteurs pour éviter qu’ils n’explosent. C’est ce qui s’est passé dans les réacteurs 1 à 3 de la centrale de Fukushima frappée par un puissant séisme et un tsunami, entraînant des rejets radioactifs massifs. Comme le combustible a fondu, il n’est plus protégé par sa gaine, et les éléments très radioactifs sont en contact direct avec l’eau et l’air. Les explosions hydrogène qui ont eu lieu dans trois des six réacteurs de la centrale et au niveau de la piscine d’un quatrième ont aussi provoqué de forts dégagements de gaz radioactifs.

Infographie en japonais détaillant le possible comportement du combustible fondu à l’intérieur du réacteur, il est actuellement impossible de savoir si le fond en béton radié a résisté

Tout un cocktail de radioéléments a été rejeté. La quantité estimée a posteriori a changé au cours du temps et dépend de l’organisme qui a fait les calculs. Une chose est sûre, c’est que l’on n’est pas loin des quantités rejetées par Tchernobyl. Les niveaux de contamination relevés jusqu’à des dizaines de kilomètres de la centrale sont aussi similaires à ceux relevés dans les territoires contaminés de Biélorussie. Avec cependant quelques petites différences : contrairement à Tchernobyl, où un incendie a entraîné une forte contamination de la Scandinavie par exemple, les vents dominants ont emporté la majorité de la radioactivité émise par la centrale de Fukushima vers l’Océan Pacifique. Les relevés effectués autour de la centrale ont aussi montré que très peu de plutonium est sorti, alors qu’en Biélorussie, la contamination en plutonium, très toxique, doit être prise en compte dans la délimitation des zones à évacuer. La contamination en strontium est aussi relativement plus faible qu’autour de Tchernobyl.

L’évacuation, seul recours pour protéger les populations

Les habitants ont été rapidement évacués, parfois dans des conditions chaotiques, dans un rayon de 20 km autour de la centrale et confinés jusqu’à 30 km pour éviter l’exposition au panache radioactif. Le confinement a duré des semaines avant que les habitants soient invités à partir. Comme la centrale est encore menaçante et que l’on ne peut pas exclure de nouveaux rejets une distance de sécurité de 30 km est maintenue. En effet, la centrale est fragilisée et les séismes continuent. À cela s’ajoute la contamination de vastes territoires qui fait qu’une grande partie de ces gens ne pourront pas rentrer chez eux. Ce sont près de 80 000 personnes jusqu’à une quarantaine de kilomètres de la centrale qui ont finalement été évacuées. Et ce n’est sûrement pas suffisant.

Évacuer est une décision terrible, car on perd tout, maison, emploi… C’est aussi le démantèlement des communautés et du lien social très fort au Japon. Les agriculteurs sont les plus pénalisés car ils n’ont presque aucun espoir de retrouver des terres. Nombreux ont refusé de partir et sont restés avec leurs bêtes. Quand les autorités ont bouclé la zone des 20 km autour de la centrale, fin avril, 45 irréductibles ont refusé de partir.

checkpoint à la limite de la zone interdite

Pourtant, les conséquences de la radioactivité sont pires que l’évacuation et personne n’a réclamé une zone d’évacuation plus étroite. En revanche, les appels à l’élargissement de la zone sont nombreux. Les autorités japonaises ont fixé à 20 millisieverts par an la limite de risque acceptable pour la population, comme pour les travailleurs du nucléaire. C’est 20 fois plus qu’en temps normal et c’est inacceptable [2]. Car, contrairement aux travailleurs du nucléaire qui sont sélectionnés et suivis médicalement, il y a des personnes fragiles et vulnérables parmi la population qui doivent être mieux protégées. C’est le cas des enfants particulièrement sensibles aux radiations. Où mettre la limite ? Jusqu’où évacuer ? Ce n’est pas une décision facile. Interrogée par l’ACRO, l’IRSN a déclaré qu’elle recommanderait de mettre la limite à 10 millisieverts par an en cas de situation similaire en France. Et d’ajouter que cela impliquerait d’évacuer 70 000 personnes supplémentaires au Japon [3]. De fait, les familles qui peuvent se le permettre sont parties, ou se sont séparées, la mère et les enfants, ou les enfants seuls envoyés plus loin. Sans aide gouvernementale, d’autres n’ont pas le choix et doivent rester.

La délimitation des zones d’évacuation est seulement définie à partir de l’irradiation externe due aux retombées sur le sol. Mais, les personnes ne partent pas de zéro puisqu’elles ont été exposées aux retombées radioactives : le logiciel SPEEDI développé après Tchernobyl pour calculer l’impact des panaches radioactifs en cas d’accident n’a servi à rien, ou presque. Les prévisions n’étaient pas publiées et pas utilisées par les autorités. Des personnes ont été évacuées dans un abri situé sous les vents dominants où les enfants ont joué dehors. Et la contamination interne risque de continuer via l’alimentation, l’inhalation de poussières…

De la radioactivité détectée à travers tout le pays

L’ACRO a détecté du césium 134 et 137 dans toutes les urines des enfants de la ville de Fukushima qu’elle a contrôlés [4]. Les prélèvements ont été faits par des associations locales avec lesquelles nous sommes en contact. Les niveaux étaient faibles, mais montrent que la contamination interne existe et doit être prise en compte. Les données officielles [5] font état de cas avec de plus fortes contaminations. En revanche, la limite de détection des autorités est trop élevée pour pouvoir se faire une idée du nombre de personnes contaminées. Il est important que le suivi officiel soit plus rigoureux.

Des retombées radioactives ont été retrouvées très loin en quantité significative. Du thé radioactif au-delà des normes a été détecté jusqu’à Shizuoka, à environ 300 km de la centrale. De la paille de riz, qui sert à alimenter le bétail, a aussi été retrouvée jusqu’à Iwaté, plus au Nord. L’eau a concentré cette pollution dans les cours d’eau et les stations d’épuration dont les boues sont radioactives. Le pays ne sait pas comment faire face à tous ces déchets radioactifs nouveaux.

Certaines de ces boues ont été incinérées, entraînant une contamination locale importante. L’ACRO a mesuré une contamination en césium dans un sol de l’arrondissement de Kôtô-ku de Tôkyô qui nécessite une surveillance radiologique. De la paille de riz contaminée a été vendue jusqu’à Mié, à 600 km de la centrale, rendant la viande de bœuf radioactive. Le fumier a servi à faire du compost à Shimané à l’autre bout du pays.

La chaîne alimentaire est contaminée

La chaîne alimentaire est donc touchée et la crise provoquée par la découverte de viande de bœuf radioactive au-delà des normes sur les étals a montré que les contrôles officiels n’étaient pas suffisants. Le pays importe près de 60% de sa nourriture, mais est autosuffisant en riz. L’agriculture dans les zones évacuées est suspendue. Au-delà, elle est fortement perturbée, de nombreux aliments ne pouvant pas être mis sur le marché [6]. Heureusement, la plupart des aliments vendus en supermarché sont peu ou pas contaminés. Les aliments qui ne passent pas par les circuits commerciaux échappent aux contrôles.

Les végétaux peuvent être contaminés de deux façons. D’abord par les feuilles directement exposées aux retombées. Le transfert est élevé, mais cela ne dure que le temps d’une récolte. Si l’accident de Tchernobyl avait eu lieu en juin, une grande partie de la production de blé en France n’aurait pas pu être consommée. L’autre mode de contamination est via les racines. Le taux de transfert est généralement faible, mais dans les zones très contaminées, cela rend la production d’aliments impossible pendant des décennies à cause du césium 137 qui a une demi-vie de 30 ans. Le thé de Shizuoka devrait pouvoir être consommé sans problème dans l’avenir.

La culture du riz est plus problématique : une étude de l’université de Tokyo, en collaboration avec la province de Fukushima, a montré que le césium s’enfoncerait plus vite dans le sol que ce qui était généralement admis, rendant une décontamination des terrains quasiment impossible. De plus, les fortes pluies de juin et les typhons ont lessivé les sols et concentré la radioactivité dans les rivières. Celle-ci risque ensuite de diffuser lentement dans les rizières où elle va rester piégée. Une surveillance accrue s’impose pendant de longues années.

Le milieu marin est aussi très touché

À toute cette contamination terrestre, s’ajoute une forte pollution radioactive en mer. Outre les rejets aériens qui ont aussi contaminé l’océan sur une grande surface, TEPCO a dû faire face à une forte fuite d’eau très radioactive qui a contaminé durablement la côte. Au même moment, la compagnie a rejeté volontairement de l’eau moyennement radioactive, ce qui a provoqué une confusion et un tollé.

Les sous-sols inondés des réacteurs débordaient dans la mer et il fallait pouvoir pomper cette eau fortement contaminée. TEPCO a donc vidé des cuves pour faire de la place. Pour l’iode

La distribution d’iode stable permet de saturer la thyroïde pour éviter que ses isotopes radioactifs ne s’y fixent. »

, ces rejets volontaires étaient dix fois plus faibles qu’une année de rejets de l’usine Areva de La Hague. En revanche, TEPCO a annoncé que la fuite d’eau du réacteur n°2 a entraîné un rejet estimé à 520 m3 d’eau très radioactive, soit 4 700 térabecquerels (1 térabecquerel représente un million de millions de becquerels) ou 20 000 fois l’autorisation de rejet annuel. Ce seul rejet mériterait d’être classé au niveau 5 ou 6 de l’échelle internationale INES.

La centrale de Fukushima étant proche du point de rencontre de deux courants marins, cette pollution devait être rapidement emportée au large et les autorités se voulaient rassurantes. Mais il n’en est rien. Des mois plus tard, les analyses faites par l’ACRO pour Greenpeace sur des poissons et algues prélevés à des dizaines de kilomètres de la centrale montrent une contamination persistante. Certains de ces échantillons dépassent la limite fixée en urgence par les autorités japonaises pour les produits de la mer. Les fonds marins sont aussi contaminés.

Simulation de la dispersion des rejets de Fukushima dans l’océan au 15 juillet 2011

Si les algues et les poissons sont contaminés, l’eau de mer doit l’être aussi. Mais les analyses effectuées par les autorités japonaises ne sont pas assez précises : en dessous de la limite de détection de quelques becquerels par litre, il est annoncé « non détectable ». Or il est nécessaire d’avoir des limites plus basses, car la vie marine a tendance à concentrer cette pollution. La pollution en iode

La distribution d’iode stable permet de saturer la thyroïde pour éviter que ses isotopes radioactifs ne s’y fixent. »

peut être 1 000 fois plus forte dans une algue que dans l’eau. La société d’océanographie du Japon a aussi réclamé des mesures plus précises sur l’eau de mer. Les données sur le strontium sont trop rares.

Un impératif : multiplier les mesures indépendantes

Les rejets continuent. Actuellement, suite à la fusion des trois cœurs de réacteurs qui ont percé les cuves, TEPCO refroidit le magma en injectant de l’eau par le haut et qui ressort via les fuites dans les sous-sols après avoir été fortement contaminée. Il y en a 120 000 m3 dans des structures qui n’ont pas été prévues pour stocker l’eau. TEPCO tente, tant bien que mal, de décontaminer cette eau avant de la réinjecter dans les réacteurs et ose parler de « circuit fermé ». Une partie s’évapore car les réacteurs sont encore très chauds, une autre s’infiltre partout.

Fin avril, TEPCO estimait à 1 térabecquerel par heure (1 million de millions de becquerels par heure) les rejets de la centrale. Ils seraient en baisse. Les rejets étaient estimés à 6,4 fois plus début avril. Fin juillet, TEPCO estime à environ 1 milliard de becquerels par heure les rejets aériens actuels des 3 réacteurs accidentés. Ce chiffre est estimé à partir des mesures faites à l’extérieur à partir de balises. TEPCO est en train de construire comme une tente par-dessus le réacteur n°1 pour contenir les effluents gazeux. Les autres suivront. Elle prévoit aussi d’installer une barrière souterraine pour retenir les fuites vers la mer.

Face à une telle situation, malheureusement durable, l’accès à la mesure de la radioactivité est primordial. On ne compte plus les initiatives en ce sens. Des universitaires sont en train de finaliser une cartographie dans un rayon de 80 km autour de la centrale. Un groupe Facebook a fait analyser de nombreux échantillons de sol de Tokyo… On trouve sur Internet de nombreux relevés de débit de dose ambiant fait par les autorités ou des amateurs. L’ACRO est en contact avec plusieurs projets de vrais laboratoires pouvant distinguer la pollution radioactive de la radioactivité naturelle. Dans certains cas, nous avons juste fourni du conseil technique. Dans d’autres nous avons installé le laboratoire, testé et qualifié les détecteurs, formé les utilisateurs. Afin de favoriser l’entraide technique et la coopération nous avons aussi initié un réseau. Et pour que ces projets soient pérennes, nous avons lancé une souscription pour ouvrir un laboratoire aussi sophistiqué que le nôtre sur place qui prendrait le relais du soutien technique que nous fournissons actuellement. Cela en collaboration étroite avec les associations avec lesquelles nous sommes en contact depuis de très nombreuses années.

Un projet aussi ambitieux prend du temps à se mettre en place. En attendant, l’association a analysé gracieusement de nombreux échantillons dans son laboratoire en France. Pour nous permettre de continuer, l’ACRO a besoin de votre soutien financier.

Les retombées de Fukushima en Europe

Simulation de la dispersion du nuage radioactif par l’IRSN

Annoncé plusieurs jours à l’avance, un « nuage » radioactif a survolé et contaminé l’Europe suite aux rejets massifs des premiers jours. L’ACRO et Greenpeace ont œuvré ensemble pour faire une surveillance indépendante : le couvert végétal a été prélevé en plusieurs points de la métropole, en Suisse et au Luxembourg. De l’iode

La distribution d’iode stable permet de saturer la thyroïde pour éviter que ses isotopes radioactifs ne s’y fixent. »

131 a été trouvé quasiment partout, avec un record de 14 becquerels par kilogramme dans le massif central. Les césiums 134 et 137 ont été détectés en plusieurs points [7]. Avec les niveaux constatés, les mesures préventives habituelles comme rester confiné plusieurs jours ou se restreindre de manger des légumes ne se justifiaient pas. La seule chose à faire était de bien laver les végétaux.

David Boilley

Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO)
138 rue de l’Eglise, 14 200 Hérouville Saint Clair

Fukushima : le cauchemar au ralenti – Mai 2011

L’un des pires accidents nucléaires de l’histoire est en cours depuis le 11 mars 2011. Prévisible, car le Japon se situe sur une faille sismique, mais imprévu par les autorités de régulation et l’exploitant, cette catastrophe rappelle au monde entier une évidence : le nucléaire sûr n’existe pas. Il y aura un avant et un après Fukushima.

Le 11 mars 2011, à 14h46, un séisme de magnitude 9 secoue la côte nord-est d’Honshu, la principale île du Japon. À 250 kilomètres de Tokyo, dans la centrale de Fukushima Daiichi (c’est-à-dire Fukushima n°1), les trois réacteurs en fonction, trois autres étant en arrêt de maintenance, se mettent en arrêt d’urgence : la réaction en chaîne est en théorie interrompue. Les réacteurs ne sont pas pour autant « éteints » : il faut continuer à refroidir le combustible qu’ils contiennent, ainsi que les piscines où sont stockés les assemblages de combustibles usagés. 2500 tonnes d’uranium et de plutonium se trouvent alors sur le site. [8] [9] L’alimentation électrique du site ayant été mise hors service par la secousse, des diesels de secours sont mis en marche… Mais dans l’heure qui suit, un tsunami meurtrier ravage les côtes et noie la centrale et ses diesels. Celle-ci n’était pas planifiée pour résister à une vague de plus de 6 mètres. [10]

Perte de refroidissement

« Il s’agit de l’accident le plus redouté : la perte de refroidissement,

explique Jean-Marie Brom, physicien des particules et directeur de recherche au CNRS. Dans les réacteurs comme dans les piscines, le combustible chauffe, et l’eau s’évapore. Les barres se retrouvent à l’air libre dans les réacteurs et commencent à fondre. De la vapeur radioactive et de l’hydrogène sont produits par leur dégradation… Dans les jours qui suivent, pour éviter une surpression, ces produits sont relâchés hors de l’enceinte de confinement du réacteur et produisent une série d’explosions. »

Le toit du bâtiment du réacteur n°1 est ainsi soufflé le matin du 12 mars. Un premier nuage radioactif s’élève. L’évacuation est ordonnée dans un périmètre de 10 puis de 20 kilomètres. Le 14 et le 15 mars, des explosions et incendies endommagent également les réacteurs 2, 3 et la piscine du réacteur 4. D’importantes émissions d’iode

La distribution d’iode stable permet de saturer la thyroïde pour éviter que ses isotopes radioactifs ne s’y fixent. »

231, du césium 137, mais aussi de plutonium en quantité plus faible, se produisent… Tout le personnel est alors évacué à l’exception d’un nombre limité d’employés, les liquidateurs, qui vont travailler dans des conditions difficiles et héroïques. Les débits de dose sur le site atteignent en effet des niveaux considérables [11]

Dans un pays dévasté – 25 000 personnes sont mortes ou disparues-, l’exploitant japonais TEPCO, aidé par l’armée japonaise puis américaine, tente alors désespérément de refroidir les réacteurs en larguant par camion-citerne et hélicoptère de l’eau de mer enrichie en bore.

Le bourbier radioactif

Plus de deux mois après l’accident, les rejets radioactifs se poursuivent.

Les combustibles des réacteurs 1, 2 et 3 ont fondu à des niveaux compris entre 55 et 30% selon l’exploitant [12] selon Mishio Ishikawa, pro-nucléaire et fondateur du Japan Nuclear Technology Institute [13]

L’accident semble même maximal pour le réacteur n°1 puisque la cuve est percée en de multiples endroits [14]

De plus, il n’a toujours pas été possible de rétablir un refroidissement en circuit fermé… 90 000 tonnes d’eau radioactive font du site un véritable bourbier qui menace de déborder constamment [15] Une grave fuite d’eau en provenance du réacteur n°2 a eu lieu du 2 au 6 avril, relâchant plusieurs centaines de tonnes d’eau fortement radioactive [16] Plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’eau radioactive ont par ailleurs été volontairement déversées dans l’océan. Enfin, les rejets de vapeur radioactive continuent…

Selon les estimations publiées par l’Agence japonaise de sûreté nucléaire le 12 avril, l’accident aurait dispersé l’équivalent de 10% de la radioactivité issue de Tchernobyl. [17] « Cette estimation est très incertaine, précise David Boilley, physicien nucléaire et président de l’ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest). Il est vraisemblable que les rejets ont été pour l’instant moins importants qu’à Tchernobyl, mais ils vont se produire sur une période plus longue… On ne peut exclure qu’au final, plus de rejets soient provoqués par Fukushima. »

Lors d’une catastrophe nucléaire, la contamination des populations passe en effet par différentes phases : l’exposition directe au panache radioactif et l’exposition aux dépôts sur les plantes, qui sont toutes deux limitées dans le temps, puis l’exposition issue de la contamination de toute la chaîne alimentaire par le transfert aux végétaux, qui, elle, peut durer très longtemps. À Fukushima s’ajoute par ailleurs une donne nouvelle et inquiétante : une pollution marine très conséquente [18]

« Nul ne peut prévoir aujourd’hui les conséquences de cette catastrophe, juge Yves Lenoir, président des Enfants de Tchernobyl-Belarus. À Tchernobyl, les impacts sur la santé ont commencé à être établis deux ans après la catastrophe. »Ainsi, si les seules victimes directes se trouvent pour l’heure parmi les liquidateurs [19], nul doute que le Japon va avoir à gérer un grave problème de santé publique pendant des décennies. Le professeur et expert en radiations Chris Busby estime à plus de 400 000 le nombre de cas de cancers qui pourraient être imputables à l’accident dans les années à venir.Chris Busby, The health outcome of the Fukushima catastropheInitial analysis from risk model of the European Committee on Radiation Risk, ECRR. Green Act, 30 mars 2011. Il faudra aussi assumer l’abandon de territoires, les confinements et d’innombrables déchets. Un coût humain et financier inquantifiable.

Des autorités dépassées ou incompétentes ?

L’attitude de TEPCO a d’abord concentré toutes les critiques : absence de dosimètres, mauvaise information des sous-traitants sur les risques, irradiation de sous-traitants, erreurs de calculs, sous-estimation des risques, équipements et procédures pour les situations d’urgence défaillants. « Il est facile d’accuser TEPCO, estime Jean-Marie Brom. En France, où un accident de cette gravité est possible, on se ne serait pas mieux débrouillé ! »

Le manque de transparence et la volonté systématique de l’opérateur de présenter toujours le scénario le plus optimiste sont aussi montrés du doigt. Ainsi, jusqu’au milieu du mois de mai, l’explication officielle de la catastrophe passera par la seule thèse de la perte du système de refroidissement due à la vague du tsunami. Les réacteurs auraient très bien résisté au seul séisme… « Il s’avère en fait que la structure des réacteurs a été endommagée par les secousses, précise David Boilley. De même, contrairement à ce qui a été dit, les réactions en chaine ont peut être repris de façon périodique, à cause de la présence de combustible fondu au fond de la cuve. »

L’attitude du gouvernement japonais fait de même l’objet de nombreuses et graves interrogations. Le classement au niveau maximal de l’accident sur l’échelle internationale INES n’est pas intervenu avant le 12 avril, en dépit des recommandations en ce sens de la plupart des autorités de sûreté. « La gravité de cette catastrophe est sous-estimée ! réagit Yves Lenoir. La carte de la radioactivité gamma récemment publiée montre à l’évidence, comparée avec celles des retombées de Tchernobyl en juin 86, que l’évacuation des populations aurait dû être plus rapide et d’une zone plus étendue. » En effet, les quelques mesures indépendantes effectuées, notamment par Greenpeace ou l’ACRO en mars et avril ont toutes deux témoigné de niveaux de contamination importants et bien au-delà de la zone évacuée. À 40 kilomètres de la centrale, le village contaminé d’Iitate symbolise à lui seul ces errances : les habitants ont été livrés à eux-mêmes un mois entier avant que soit décidée leur évacuation.

Est également alarmante et scandaleuse la décision de porter de 1 à 20 millisieverts par an la dose admissible pour la population, enfants compris. « Le gouvernement japonais n’a pas tiré les leçons de Tchernobyl et d’une littérature scientifique pourtant explicite ! ajoute Yves Lenoir. Les enfants sont les plus vulnérables. Au lieu de les protéger en évacuant la zone des 20 millisieverts, ils ont relevé la dose ! »

Les leçons de Fukushima

Avant le 11 mars, la planète était censée se convertir au nucléaire au nom de la lutte contre les changements climatiques… Dans les jours qui suivent l’accident, l’Allemagne annonce la suspension provisoire de la prolongation d’activités de 17 centrales [20] [21]

L’Italie donne un coup d’arrêt à son retour au nucléaire et annonce une nouvelle stratégie énergétique. [22] Etats-Unis et Chine annoncent une révision de la sécurité des centrales. Le gouvernement japonais annonce quant à lui une révision de la politique nucléaire du pays. [23]

En France, en revanche, deux jours après la catastrophe, Mme Kosciusko-Morizet, Ministre de l’Environnement, se félicite du « retour d’expériences qui va permettre d’améliorer la sûreté des centrales en France ». [24] À la centrale de Gravelines, le 3 mai, Nicolas Sarkozy déclare : « on n’a pas le droit de jouer sur des peurs moyenâgeuses pour remettre en cause des choix qui font la puissance de notre pays ». [25]Les chantiers se poursuivent… Et dans le processus de révision des tests de sécurité enclenché au niveau européen, Paris se bat, au grand dam du Commissaire à l’énergie, pour ne pas inclure le risque d’une action terroriste parmi les critères à prendre en compte… [26] L’histoire montre pourtant que les systèmes de sécurité prévus sont toujours pris en défaut par des concours de circonstances par définition imprévisibles.

30 mai, 2010

empoisonnement de notre terre …………………………état critique et personnes bougent…….!!!

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 12:39

Marée noire: Nouvel échec de BP

La compagnie pétrolière BP était optimiste: son opération de colmatage du puits de pétrole, qui continue de disperser ses hydrocarbures dans le golfe du Mexique, s’est finalement révélée être un échec. Elle a été abandonnée dans la nuit de samedi à dimanche.

BP marée noireempoisonnement de notre terre ..............................état critique et personnes bougent.......!!! blank La marée noire continue son cheminement mortel en Louisiane. (Reuters)

Jeudi, un responsable des garde-côtes américaines avaient estimé que le colmatage du puits de pétrole, qui empoisonne le golfe du Mexique depuis 40 jours, était en bonne voie. La nature lui a donné tort. British petroleum (BP) a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche l’échec de l’opération « Top Kill », censée mettre fin à la marée noire, qui a atteint les côtes de Louisiane et de Floride et menace l’île de Cuba.

« Top Kill » consistait à injecter des boues de forage dans le puits, à environ 1.600 mètres de profondeur, mais cette procédure n’a pas permis de faire cesser l’écoulement d’hydrocarbure brut. « C’était l’option que nous estimions être la meilleure à suivre compte tenu des informations dont nous disposions« , a déclaré Doug Suttles, directeur des opérations de BP, précisant que la compagnie se tournera dès lundi vers d’autres solutions. Le directeur général Tony Hayward a assuré, dans un communiqué, que le géant britannique du secteur pétrolier était prêt à tenter la mise en place d’un couvercle de confinement, destiné à pomper le brut sans colmater la fuite. Le nouveau dispositif pourrait être à l’œuvre d’ici quatre à cinq jours.

Une solution définitive, mais pas avant juillet

L’amiral Mary Landry, chef des garde-côtes, a avancé samedi que la seule solution offrant un succès certain était de creuser un puits de secours pour rejoindre la fuite et la colmater bien en-dessous du plancher océanique. Problème: la manœuvre prendra du temps et ce dispositif ne sera pas prêt avant fin juillet. Un délai bien trop long pour l’électorat américain, qui fustige de plus en plus l’administration Obama. Le président, en légère baisse dans les sondages, continue de marteler son optimisme. Un énième communiqué de la Maison blanche indiquait dimanche matin: « Nous continuerons à chercher tous les moyens responsables d’arrêter cette fuite jusqu’à ce que soient achevés les deux puits de secours actuellement en forage. »

L’administration Obama n’est pas la seule à pâtir de la gestion du désastre écologique. BP, évidemment, est sous le feu des critiques. Son titre en bourse est en baisse constante, et la compagnie a déjà dépensé plus de 940 millions de dollars pour limiter les dégâts. La polémique pourrait également s’engager sur un terrain diplomatique, Cuba goûtant peu le risque de marée noire qui plane sur son littoral.

Maree_noire_aux_Etats_Unis_BP_a_bouche_la_plus.jpg400_photo_1272377366030-3-14291_la-maree-noire-s-etend-aux-etats-unis

http://www.youtube.com/watch?v=QpZWgrgeIRo

27 décembre, 2009

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 20:32

 La faim demeure la principale cause de mortalité dans le monde

815 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde. Ce chiffre diminue en moyenne de 6 millions par an. Mais il faudrait que cette baisse passe à 28 millions pour réduire de moitié le nombre de personnes mal nourries d’ici à 2015, objectif fixé par l’Onu.

30 pays d’Afrique subsaharienne souffrent de sous-alimentation, soit plus de la moitié des 50 pays recensés par l’Organisation des Nations unies pour  l’alimentation et l’agriculture (FAO). La Somalie détient le triste record de  malnutrition de la planète: 75% de sa population en souffre.

24.000 personnes meurent de faim chaque jour dans le monde, soit une toutes  les quatre secondes.

3 600 calories avalées en moyenne quotidiennement par un Américain: 67% de  plus qu’un Africain !

350 milliards d’euros, c’est la somme que les pays de l’OCDE (les nations les  plus riches) consacrent chaque année aux subventions agricoles. Dans le même  temps, ils versent 8 milliards d’euros pour soutenir l’agriculture des pays en développement.

Quatre multinationales se partagent 90% du commerce mondial des céréales.

 sudan_famine_6famine_lying-b59d0523631

 

 APRÈS L’ÉCHEC DE COPENHAGUE, MOBILISONS NOUS POUR UN

 MONDE   ÉCOLOGIQUE !

Le sommet mondial de Copenhague destiné à limiter les émissions de gaz à effet de serre fut un échec total.

 Au bout de ces 12 jours de négociations, seul un simple accord mineur et sans réelles conséquences

 concrètes a été signé. Ce sommet a notemment échoué après le refus des plus grandes puissances

 mondiales d’êtres controlées quand à leurs émissions de CO2, et par le blocage du congrès américain de la

 signature d’un traité.


Ce sommet tant attendu et très prometteur a tourné au fiasco et les nombreuses attentes de la population

 mondiale n’ont pas été réalisées.


Les enjeux financiers l’ont encore enmportés sur les enjeux communs, au grand désaroi de la population.
Le prochain sommet mondial portant sur l’environnement est programmé fin 2010 à Mexico. D’ici là, les
 émissions de CO2 n’auront pas diminuées et notre planète sera encore en train de pourrir ! En espérant que

 les méthodes de négociations changeront et que ce sommet de Mexico n’ai pas la même issue que celui de

 Copenhague…COPENHAGUE 2009 = SOMMET DE LA HONTE !

Rejoignez ce groupe afin de montrer votre révolte par rapport à cet échec mondial et pour continuer à vous

 battre pour sauver notre planète !NOTRE PLANETE NE PEUT PLUS ATTENDRE !                       APRÈS L'ÉCHEC DE COPENHAGUE, MOBILISONS NOUS POUR UN MONDE ÉCOLOGIQUE !

 a vous de voir ou es votre avenir……………!!!!

clic ici : http://www.facebook.com/profile.php?v=feed&story_fbid=218389383403&id=100000470370902#/group.php?v=info&ref=mf&gid=240394400850

17 novembre, 2009

LE CO2 ETAT CRITIQUE SUR LA PLANETE

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 6:54

L’effet boule de neige du réchauffement climatique

LE CO2 ETAT CRITIQUE SUR LA PLANETE 2705114oqcbi

D’après les scientifiques, l’une des premières conséquences des changements climatiques pourrait être d’accélérer le réchauffement.   

Dans l’esprit de tout un chacun, réchauffement rime déjà avec catastrophes. Pourtant, l’effet le plus pervers du réchauffement climatique pourrait bien être… le réchauffement climatique lui-même. Les prévisions des scientifiques commencent déjà à être dépassées, du fait de nombreux mécanismes qui aggraveraient l’effet de serre. Le réchauffement climatique devrait accélérer le cycle de l’eau (évaporation et précipitations) et accroître le contraste entre zones sèches et humides. Dans les zones tempérées, il est déjà avéré qu’inondations, tempêtes et autres sécheresses seront plus fréquentes. Ces phénomènes climatiques extrêmes affecteront la capacité des êtres vivants à emmagasiner le CO2, principal responsable de l’effet de serre. Ainsi le réchauffement des sols forestiers et la multiplication des incendies libèrent du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CH4). D’autre part les sécheresses, qui se multiplieront, ralentissent l’activité des plantes et donc… le stockage du CO2. Philippe Coutais, spécialiste des cycles du carbone, estime que la canicule de 2003 avait réduit la croissance végétale européenne de 20 % par rapport à la moyenne 1960-1990. Les plantes auraient ainsi rejeté l’équivalent de quatre années de stockage de carbone. Enfin, le réchauffement climatique devrait aussi faire fondre les couvertures de glace continentales et marines. La fonte des pergélisols (terres continuellement gelées) mettra à jour des détritus organiques, dont la décomposition libèrera encore plus de gaz à effet de serre (GES).

20080302-close-up

Ces mécanismes amplificateurs font exploser les prévisions des scientifiques qui les avaient jusque-là ignorés. La dernière mesure satellite en date a révélé que le Groenland perd 200 milliards de tonnes de glace par an, soit trois fois plus que prévu ! Inutile de dire que la disparition, même partielle, de l’inlandsis du Groenland serait du plus mauvais effet : « Le niveau de la mer augmenterait de 7 mètres en cas de fonte totale », s’inquiète Gilles Sommeria, de l’Organisation mondiale de météorologie. Soit bien plus que les 40 cm qui font aujourd’hui consensus pour l’horizon 2100. Les prévisions pour l’après 2100 tiennent du scénario de science-fiction. La fonte des régions polaires devrait précipiter une quantité considérable d’eau douce dans les océans, ce qui perturbera, voire arrêtera la circulation des courants marins. Les scientifiques commencent à envisager sérieusement l’arrêt du Gulf Stream, qui a déjà montré des signes de ralentissement. L’hypothèse aurait le bon goût de refroidir de 5°C le Nord de l’Europe et l’Est des Etats-Unis. Impossible toutefois de prédire quand ou même si cela arrivera. Qu’importe, le Pentagone a extrapolé l’impact de ce scénario sur la sécurité nationale des Etats-Unis. Pour 2025, les galonnés américains imaginent au pire une « confrontation directe entre les flottes américaines et chinoises dans le Golfe persique ». On n’est jamais trop prudent.

par Yannick Groult 

wwf-belgique-2

polar-bear-global-warming2187360633_small_1

7 novembre, 2009

LA CORRIDA : UNE BARBARIE……….

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 10:20

 la                    connerie humaine 

Image de prévisualisation YouTube

LA CORRIDA : UNE BARBARIE.......... corrida

écologie…

    Il ne faut pas donner d’argent aux organisateurs de massacres taurins, ni à tous ceux qui les soutiennent, de près ou de loin… afin de ne pas êtres complices de leur barbarie…

                                                    corrida-01-72dpi-500px                             banniere_alliance%20%20galgos%20   

– « Vous ne pouvez pas parler de tauromachie si vous n’avez pas vu au moins une fois, une corrida ! » Tel est l’argument principal des organisateurs de corridas.
C’est là une habile argumentation… l’important étant de remplir les arènes pour remplir les caisses, car les passionnés ne peuvent financer tout le spectacle ; alors on fait appel aux touristes de passages…
Combien disent :
– « J’ai été voir une corrida, j’ai été écœuré, je n’y retournerai jamais ! »
Y aller, c’est surtout faire continuer ;
ne jamais y aller, c’est condamner à faire disparaître ces horreurs…
A vous de choisir.
Statistiquement c’est reconnu : plus de 80 % de ceux qui ont assisté à une corrida ne remettront jamais les pieds dans une arène ! Mais ils ont été complices, même de manière éphémère, à faire tourner la machine financière…


Arrêtez la musique ; retirez, au criminel, ses habits de Lumière… retirez les couleurs… écoutez les cris de la bête torturée : vous verrez la souffrance à l’état cru… et vous n’y retournerez plus !
Si vous n’êtes pas convaincu par ces arguments et si vous voulez quand même voir, pour vous rendre compte par vous-mêmes ; si vous voulez absolument voir, mais sans financer les bourreaux… il est des corridas comme des bals payants :
Pour vous faire une idée sans bourse délier -et donc sans remplir l’escarcelle des tortionnaires, il y a toutefois une possibilité : par tradition, chacun peut entrer gratuitement au moment de la mise à mort du dernier taureau, le 6ème.
Faites passer le mot à tous ceux qui seraient tentés par ce morbide essai ; techniquement ratée ou pas, une seule mise à mort devrait leur suffire pour être édifiés à jamais.

 
 


Le taureau ne sentirait rien !…

 

   
 bullfight2

Les blessures sont plus profondes que la forme de l’arme ne le laisse supposer -20 cm, voire 40 cm- car il y a compression des chairs et les arêtes tranchantes sont vrillées à l’intérieur…


Les blessures par pique sont nombreuses. Dans un seul trou, on a pu noter jusqu’à 6 trajectoires différentes car le picador relève et enfonce dans la même plaie jusqu’à 10 fois… et c’est toute la croisette d’arrêt -plus de 10 cm- qui pénètre dans la plaie pour servir de levier allant jusqu’à casser une côte !
Les blessures par banderilles…
 
banderilles Elles sont moins profondes -5 cm tout de même- mais les 6 harpons sont étudiés pour rester dans la plaie et bougent constamment ainsi que l’animal ; la douleur est vive et permanente ; le sang coule en abondance et c’est bien l’effet recherché pour affaiblir l’animal…

Puis vient l’estocade…
 IMGP0492  

Une épée de 85 cm qui ne pénètre rarement qu’une seule fois : le bourreau s’y reprend souvent à plus de trois ou quatre fois, c’est la moyenne. Le record, c’est 32 essais c’est-à-dire coup d’épée !

Achevé au poignard…
La puntilla servant à sectionner le bulbe rachidien… Ici le record a été de 34 coups de poignards… mais les bouchers voient parfois des animaux leur arriver encore vivants…


Mais il paraît que le taureau ne sentirait rien… Parole de spécialistes !

taureau-horrible

taureau-horrible-autre

et puis, il est élevé pour cela !… comme nos enfants : élevés pour souffrir… car qui accepterait, parmi les spectateurs, de voir son enfant, son compagnon ou sa compagne (s’il l’aime toujours) saigner comme le fait le taureau, rester impassible, ou aller aux urgences dans un hôpital… et attendre -stoïque- l’arrivée d’un médecin…
Qui, parmi les organisateurs et même les spectateurs ?… Qui ?
Il faut voir, en cas d’accident, à quelle vitesse les secours s’organisent !…

 corrida_mikelsainz.g


Dans des écoles de tauromachies -subventionnées !- des enfants apprennent à manier les banderilles et autres armes… et à tuer, et ce, dès l’âge de 9 ans…
« Faites aux autres ce que vous voudriez qu’il vous soit fait… » [Jésus]

 
 

    On vous trompe !…
    Spectacle sanglant et truqué !…

 

    Parés de Lumière, de couleurs, sur fond de musique… des spectacles, clé en main !…
Tout est étudié… et la mission du picador, est d’affaiblir le taureau, juste ce qu’il faut, et même un peu plus : cornes sciées… taureau drogué… coups de sacs de sables… purgatifs… vaseline dans les yeux pour brouiller le regard… isolement du taureau dans le noir complet pour qu’il soit aveuglé par la lumière de l’arène…

Fraudes mineures…

L’âge des animaux, par exemple… souvent plus jeune que ce qui est annoncé… mais surtout :
Un scandale : l’afeitado…
Nom désignant le raccourcissement des cornes : bien que les cornes soient innervées comme des dents, on les retaille en pointe pour masquer cette tromperie… opération très douloureuse pour le taureau… C’est une des tricheries les plus fréquentes : au moins 50 % -voire 96 % – des taureaux dans certaines corridas, en toute impunité. Tricherie dont le but est de faire perdre ses repères visuels au taureau, peu de temps avant le combat ainsi le taureau n’a pas le temps de se réadapter… Malgré des cachets pouvant dépasser 400 000 F [61 000 €] les toreros préfèrent affronter un adversaire aux armes diminuées… des puristes dénoncent eux-mêmes ce lamentable état de fait comme par exemple dans la revue taurine « Tendido » de décembre 1996. Le président de l’ordre des vétérinaires espagnols dénonce également les coups de sacs de sable utilisés pour « écraser la colonne vertébrale quelques heures à peine avant la corrida ».
Dans la revue « TOROS » Paco Tolosa commente l’utilisation de purgatifs pour diminuer la force de l’animal : « Longtemps, la corrida a eu pour objet de montrer un taureau sauvage combattant avec un homme… aujourd’hui, elle tendrait plutôt à mettre en vedette un homme et à le faire « combattre » une apparence de taureau ».
Même pas bons pour la boucherie…
En 1995, à Nîmes, 48 % des taureaux combattus se sont avérés malades à l’examen des cadavres : lésions du foie… tuberculoses… néphrites aiguës… péritonites… pleurésies… etc…
Le Summum…
A la fin de son macabre spectacle, le toréador a droit à une, voire deux oreilles et/ou la queue… et celui-ci va découper et exposer fièrement son trophée sous les applaudissements du public… un scalp en quelque sorte !…
Puis, l’Animal -la victime- est tirée par une patte…
– « C’est une marque de respect… » vous confirment les organisateurs de corridas… A Lourdes tous les deux ans…

Pour se faire pardonner, est organisé… à LOURDES, tous les deux ans, un pèlerinage national qui connaît un vif succès… Il y a dérogation de l’évêque pour faire pénétrer les animaux (chevaux) dans le sanctuaire car il est absolument interdit d’amener un animal domestique à la grotte, même s’il est malade… Il est vrai que la Hiérarchie catholique l’affirme : « les animaux n’ont pas d’âme… »


                                    

                         corrida-carte-france4

Bientôt des corridas à Toulouse, au nom de la… tradition.
Le Tribunal cautionne…

                               bullfight-leaflet_FR2-750px

25 septembre, 2009

un fait bien réel

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 6:14

                       un fait bien réel a-20967 

Au niveau mondial, un mammifère sur quatre, un oiseau  sur huit, un tiers des amphibiens et 70% des plantes sont aujourd’hui menacés  

.Animaux

Un quart des mammifères menacé

La dernière étude de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN) montre qu’un quart des mammifères de la planète est en danger d’extinction. Menée par 1700 chercheurs, cette étude révèle que la population de la moitié des 5487 espèces de mammifères recensées dans le monde est en déclin. Les espèces les plus menacées sont les mammifères terrestres d’Asie, où des animaux comme l’orang-outang souffrent de la déforestation. Près de 80% des primates de la région sont en danger. Depuis 1500, au moins 76 mammifères ont disparu du globe. Les raisons principales sont les diverses menaces liées à l’Homme, comme la chasse et la destruction de l’habitat.

Extinction : triplement du nombre d’espèces menacées au Brésil

627 espèces animales sont en voie de disparition au Brésil, soit trois fois plus qu’il y a quinze ans, selon une étude publiée dans le Livre rouge et présentée par Carlos Minc, le ministre de l’environnement.

Le nombre fait frémir.  » Notre faune est tellement menacée que les chiffres ont triplé « , s’alarme le ministre brésilien de l’environnement Carlos Minc, tout en présentant le Livre Rouge de la faune brésilienne menacée de disparition, un document officiel qui détaille les espèces désormais menacées sur le territoire de ce vaste pays d’Amérique du Sud.

Le ministre dénonce aussi les causes de cette catastrophe écologique, qu’il attribue à la déforestation, dues aux incendies, à la transformation des forêts natives en culture de soja ou en pâturages, mais aussi aux invasions sauvages de terre dans les parcs, au trafic d’animaux sauvages, aux pesticides qui affectent toute la chaîne alimentaire et à la pêche excessive.

 » Aucun arbre de la forêt ne sera coupé dans le but de produire du biocarburant durant mon mandat « , promet le ministre, ciblant la déforestation, une des principales causes du désastre.

60% de ces espèces menaçant de disparaître complètement proviennent de la forêt atlantique, qui jadis recouvrait la totalité du littoral du pays et dont il ne reste, aujourd’hui que 27%. 57 espèces sont en voie de disparition en Amazonie, soit 9,1%, et 30 (4,7%) dans la région marécageuse du Pantanal.

1129828

 

 

Parmi toutes ces 627 espèces, on dénombre 69 mammifères, 160 oiseaux, 20 reptiles, 16 amphibiens, 154 poissons et 208 invertébrés.

Le précédent recensement, en 1989, dénombrait 218 espèces menacées. Si, de 1989 à 2004 79 animaux ont pu être sauvegardés et cesser d’être en danger, comme l’épervier royal, 418 autres ont fait leur apparition dans la liste.

Pour mieux appréhender l’ampleur de ces chiffres, il suffit de se dire que le Brésil, avec ses 8,2 millions de km², possède avec l’Indonésie la plus grande biodiversité du monde et abrite, à lui seul, 10% des mammifères et 13% des amphibiens. On y dénombre au total 530 espèces de mammifères, 1.800 d’oiseaux, 680 de reptiles, 800 d’amphibiens et 3.000 de poissons.

Gazelle en voie de disparitionla planète verrait disparaître entre 50 000 et 100 000 espèces (animaux, végétaux, insectes, poissons, etc.) chaque année. Un chiffre qui serait deux fois plus élevé que ce qu’il avait lui-même estimé il y a quatre ans. Autant d’espèces qui disparaissent, et c’est la Terre elle-même qui est en péril. Parce que chacune de ces espèces est liée à des dizaines d’autres : soit parce que c’est un herbivore qui sert de garde-manger à un carnivore, soit parce que c’est un insecte qui contribue à l’équilibre entre les plantes et les insectes ravageurs dans une région donnée.Et des espèces qui disparaissent à un tel rythme, on n’a vu ça,  qu’à cinq reprises dans toute l’histoire de notre planète : les cinq extinctions de masse que celle-ci a connu au cours de son histoire, la dernière en date étant celle qui a vu mourir les dinosaures, il y a 65 millions d’années

.jiiz2rr92392111223_small_1

Autrement dit, « à ce rythme, nous approchons probablement un niveau similaire à une extinction de masse ».

20 août, 2009

le nucleaire en france

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 20:15

 La découverte est stupéfiante : la France est minée par quelques 210 sites d’uranium. C’est ce qu’ont révélé mercredi soir les journalistes du magazine de France 3, « Pièces à conviction », dans une enquête intitulée  »le scandale de la France contaminée. » On y apprend que, dans nos campagnes, en toute discrétion, à proximité immédiate des habitations, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été éparpillés ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines années.  Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants… Sans aucune mise en garde sur les risques encourus. Entre 1945 et 2001, la France a ainsi exploité ces mines d’uranium qui ont produit pas moins 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, abandonnés sans mesure de protection particulière. L’institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) vient de publier la liste des 210 anciennes mines d’uranium exploitées sur tout le territoire, aujourd’hui toutes fermées. Consultable sur Internet, cette liste permet aux citoyens de connaître la quantité d’uranium produite sur chaque site. L’inventaire consiste en un recensement le plus exhaustif possible des sites sur lesquels ont été pratiquées des activités d’exploration, d’extraction ou de traitement du minerai d’uranium en France métropolitaine.  Les résidus des usines d’extraction : un héritage encombrant Sur ces sites, essentiellement exploité par la société Areva, différents travaux étaient menés, de la simple reconnaissance jusqu’à l’exploitation ou au traitement d’uranium. Le magazine « Pièces à conviction »  a surtout mis en exergue les lacunes entourant cette gestion. Il a aussi évoqué les 166 millions de tonnes de « stériles » (roches à trop faible teneur en uranium pour être exploitées) et les 50 millions de tonnes de résidus issus des usines d’extraction, stockés sur 17 sites miniers et qui constituent un héritage encombrant. Interrogé par la journaliste Elise Lucet lors de l’émission, Jean-Louis Borloo cible les responsabilités : « Je demande juste à Areva, qui m’apparaît responsable clairement, juridiquement et entièrement, de faire son boulot. Je demande d’avoir le rapport d’enquête ». Le ministre reconnaît que l’exploitation des mines d’uranium était auparavant « un domaine globalement réservé », qui échappait au contrôle du gouvernement et du parlement. Reste que le documentaire décrit des situations préoccupantes : utilisation de stériles radioactifs comme remblais dans des zones fréquentées par le public ; fuites dans l’environnement de radioéléments issus des résidus ; construction sur des zones « réhabilitées » de bâtiments qui se révèlent contaminés au radon, un gaz radioactif… France 3 s’interroge aussi sur l’état de santé des habitants et notamment des mineurs chargés de l’extraction des roches radioactives : les décès par cancer du poumon sont 40 % plus élevés que dans une population comparable, et ceux par cancer du rein deux fois plus nombreux.  Les  particuliers, armés de compteurs Geiger, arpentent les environs des anciennes mines pour identifier les zones où les stériles ont été réutilisés par des entrepreneurs de travaux publics. Les associations ont obtenu des succès. Autour du site des Bois-Noirs (Loire et Allier), Areva a dû traiter plusieurs sites où des bâtiments, construits sur des remblais radioactifs, présentaient des taux de radon alarmants. Mais elles ont aussi perdu des batailles, comme en 2005, lorsque Areva, accusée de polluer l’environnement dans le Limousin, a été mise hors de cause par la justice.

Avec ses 58 réacteurs et 1100 sites renfermant des déchets

 nucléaires, la France détient le record du pays le plus

 nucléarisé au monde par rapport au nombre d’habitants.
le nucleaire en france 29012a-nouvelle_fuite_d_uranium_dans_la_drome

Le nucléaire représente 17% de l’énergie française.
En effet, l’électricité d’origine nucléaire représente 78 % de la consommation électrique française, mais seulement 17 % de la consommation finale d’énergie française.

La Hague : la plus grande usine de retraitement

Depuis 1966, l’usine de la COGEMA, située au cap de La Hague, en Normandie, retraite du combustible nucléaire. Non seulement elle retraite des combustibles pour la France, mais aussi ceux de 27 autres pays utilisant de l’énergie nucléaire.

Les combustibles qui arrivent à l’usine sont stockés sous l’eau pendant plusieurs années afin qu’ils refroidissent et ne soient plus radioactifs. Ensuite l’uranium et le plutonium sont réutilisés pour produire du nouveau combustible.

Sur le plan environnemental, l’impact de La Hague a fait l’objet d’un examen de fond par un groupe d’experts internationaux*. L’étude a montré que les rejets radioactifs des sites de La Hague en fonctionnement normal correspondent à un accident significatif tous les ans. Des émissions qui dépassent de plusieurs ordres de grandeur les émissions autorisées.

Le site de La Hague concentre de loin le plus grand inventaire de radioactivité sur le sol français, ce qui en fait un cauchemar pour tout responsable de sécurité. En cas d’attentats, telle une attaque d’avions détournés, l’usine de La Hague n’est pas protégée

Pour lutter contre l’effet de serre, il faut une baisse globale de la consommation énergétique mondiale, et surtout, il faut remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables.

  • « Ca coûterait trop cher d’arrêter » :Combien cela nous coûtera t-il si un accident se produit ?
    Une grande partie de la population sera victime de cancers et des enfants auront des malformations ou maladies génétiques.
    Tous nos fruits et légumes seront radioactifs, on ne pourra plus vendre nos produits agricoles à l’étranger. Notre renommée en matière de bons vins va vite disparaître.Bien d’autres problèmes écologiques surviendront.
    Tout ça ne va t-il pas nous coûter cher ?
  • « Il faudra beaucoup de temps pour pouvoir

                               sortir du nucléaire. »

  •  C’est faux. Il faut savoir que pour produire de l’uranium enrichi, l’industrie nucléaire a besoin d’une grande quantité d’énergie. En fait, elle s’auto-alimente avec de l’énergie nucléaire, ce qui fait augmenter la consommation française !Si la France arrête d’exporter son énergie nucléaire, et que l’industrie nucléaire arrêtait de s’auto-alimenter avec de l’énergie nucléaire, on pourrait réduire très rapidement la production d’énergie nucléaire, beaucoup trop dangereuse.Il faut utiliser des énergies renouvelables. Ainsi, on fermerait des centrales et éviterait des risques d’accidents.
  • carte_centrales
    Coût du démantèlement des centrales nucléaires françaises, rejet de radioactivité dans l’environnement, accumulation de déchets radioactifs dont nous ne savons que faire, le choix du « tout nucléaire » par la France met en danger ses citoyens.
  • Une centrale a une durée de vie de 30 ans, selon EDF, mais l’usure des composants engendrent des risques d’accidents au fil des années. Lorsque la centrale a fait son temps, il faut prévoir son démantèlement, c’est à dire sa démolition. C’est une opération difficile et dangereuse :
    • la plupart des matériaux qui constituent la centrale sont devenus radioactifs.
    • les déchets à très faible activité sont rassemblés dans un site de stockage à Soulaines, depuis 2003. Mais ce site ne sera pas assez grand pour recevoir les énormes volumes de matières irradiées qui constituent les centrales.
    • lors des opérations de démantèlement , les travailleurs sont souvent exposés dans des zones très irradiantes. Leur santé est en danger.

    2/ Conséquence N°2 : notre corps soumis à la radioactivité

    L’industrie nucléaire rejette de la radioactivité dans l’air et dans l’eau (notamment les usines de traitement des déchets).

    C’est le cas de La Hague, usine qui retraite du combustible nucléaire. Cette dernière a fait l’objet d’un examen de fond par un groupe d’experts internationaux*. L’étude a montré que les rejets radioactifs des sites de La Hague en fonctionnement normal correspondent à un accident significatif tous les ans. Des émissions qui dépassent de plusieurs ordres de grandeur les émissions autorisées de sites comme la centrale nucléaire de Flamanville, elle aussi en Basse-Normandie.
    Même si les pouvoirs publics disent que ces rejets sont inoffensifs, nous en absorbons dans notre corps en mangeant des aliments contaminés. Nous en découvrirons peut être les conséquences dans quelques années
    .

    3/ Conséquence N°3 : des déchets, toujours des déchets !

    La France produit beaucoup plus d’énergie que ce dont elle a besoin.

    • Ainsi, elle exporte son énergie nucléaire, c’est à dire qu’ elle le vend aux pays voisins.
    • elle accumule des déchets radioactifs provenant de la production d’énergie dont sa population ne bénéficie même pas.
    • Des déchets nucléaires qu’on conservera pendant 24000 ans !

     

    • Ces déchets seront enfouis sous terre, sans qu’on ait de solutions pour les faire disparaître.

    20081120_nucleair

    4/ Conséquence N°4 : risque d’accident nucléaire

    Et si il y a un attentat en France, dans une région ou sont implantées des centrales nucléaires ?

    La France n’a pas de véritable stratégie en cas de contamination radioactive importante suite à un accident ou un acte de terrorisme, notamment pour l’accueil des blessés irradiés et la décontamination du territoire.

 

uranium

Lorsque la très faible proportion d’uranium qu’on extrait des mines s’en va vers les centrales, la gangue radioactive reste sur place, la plupart du temps à ciel ouvert. Et puisqu’elle s’y trouve déjà, on a eu moins de scrupules à y ajouter d’autres déchets, quelquefois beaucoup plus dangereux encore, provenant de lieux où ils auraient été trop visibles.

Le sous-sol français est riche en uranium. Les premières mines ont été ouvertes au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour fournir la matière première nécessaire à la fabrication de la bombe atomique. Aujourd’hui, plus des deux tiers de l’uranium consommé par les réacteurs français sont importés, mais la France reste néanmoins le premier producteur d’Europe.

L’exploitation actuelle et celle qui a précédé sont responsables d’une quantité gigantesque de déchets: plus de 300 millions de tonnes, dont certains causent de réels problèmes biologiques. Il y a d’abord les « stériles », ces roches extraites qui, contenant trop peu d’uranium, ne sont pas traitées et finissent souvent par former des petites collines rocheuses, sortes de terrils des régions uranifères.

                                                                                                autre_decharge_limou

Leur volume est colossal, puisqu’ils représentent 40 % du tonnage total extrait pour une souterraine, et 90 % pour une mine à ciel ouvert. C’est-à-dire, dans ce dernier cas, qu’avant de pouvoir traiter 1 tonne de minerai pour en récupérer l’uranium, il faut en manipuler et en stocker 9 tonnes. La quantité cumulée des stériles de mines d’uranium en France se situerait autour de 270 millions de tonnes !Or, ils ne sont pas totalement « stériles », car ils contiennent toujours de l’uranium ainsi que d’autres corps radioactifs. Bien sûr, le minerai lui-même était aussi radioactif, et il élevait dans les régions alentour la radioactivité à un niveau parfois double de celui de la région parisienne. Mais ce minerai formait un bloc compact sous terre, alors qu’une fois extrait il est plus facilement lessivé par les eaux de pluie. D’autre part, ces stockages en plein air engendrent nécessairement des poussières radioactives, qui s’envolent sur la région. Sans parler du radon, ce gaz radioactif, lui aussi, qui s’échappe beaucoup plus facilement de ce labyrinthe de pierrailles que de la roche mère où il doit, pour remonter à l’air libre, trouver des failles, des fissures ou des roches poreuses. La radioactivité de ces stériles n’empêche d’ailleurs pas que l’on autorise des sociétés de travaux publics à les utiliser pour construire des ponts, des routes… Les préfets de Vendée et de Haute-Vienne ont ainsi accordé plusieurs autorisations. En bénéficient notamment la société Jean Lefebvre, sur la commune de Compreignac, et la SCREG-Ouest, sur la commune de Saint-Sylvestre, en Haute-Vienne. Mais il y en a bien d’autres!

Seule une faible partie du minerai extrait est donc traitée en usine pour récupérer l’uranium. Ce traitement engendre d’autres déchets, bien plus nocifs que les stériles. Avant d’aboutir au yellow-cake, qui contient de 70 % à 90 % d’uranium, le minerai subit toute une série d’opérations visant à séparer le métal de la gangue qui le contient.

Il est d’abord concassé, puis finement broyé en particules de moins d’un millimètre, Ce sable très fin est mélangé à de l’eau pour constituer une pâte. Il existe deux méthodes principales pour extraire le métal de cette pâte : soit des réactifs acides soit, au contraire, alcalins. Dans le premier cas, de l’acide sulfurique chaud, additionné de chlorate de sodium est mélangé à la pulpe, à raison de 40 kg environ d’acide par tonne de minerai. Dans le second cas, la pulpe est envoyée dans un autoclave à 140 °C à une pression de 6 bars, avec du carbonate de sodium, de la chaux, de la sidérose et de l’oxygène.

Il s’agit ensuite de séparer la partie liquide, qui renferme l’uranium solubilisé, et la partie solide qui constitue les fameux « résidus de traitement », une sorte de boue rosâtre riche en radium. Précisons qu’avant de pouvoir être utilisé comme combustible dans un réacteur, le yellow-cake devra subir bien d’autres transformations (raffinage, enrichissement, fabrication des éléments combustibles), mais, sur les sites miniers, la métamorphose s’arrête là. Ce concentré d’uranium naturel contient essentiellement de l’uranium 238 et seulement 0,71 % d’uranium 235, dont la proportion devra être augmentée jusqu’à 3 % pour permettre à la réaction en chaîne de se produire dans le coeur des réacteurs français. Car seul l’isotope 235 est fissile.

Revenons au minerai. Lorsqu’il n’est pas jugé suffisamment riche pour être traité en usine (teneur de 0,03 % à 0,08 % environ), une autre méthode consiste à le concasser et le disposer en grands tas sur le carreau de la mine, à travers lesquels on fait percoler une solution acide qui dissout l’uranium et que l’on récupère à la base. Cette opération de lixiviation doit être répétée plusieurs fois et s’étale sur plusieurs mois, alors que le traitement en usine s’effectue en quelques heures.

Une décharge à becquerels 

Depuis environ quarante ans, 47,5 millions de tonnes de minerai ont été traitées en France, d’abord par le CEA, puis par sa filiale Cogema qui gère actuellement 85 % des ressources nationales, l’autre exploitant étant le groupe Total. De ces millions de tonnes ont été tirées environ 60 000 t de yellow-cake, produit de base de l’énergie nucléaire. D’où une montagne de déchets. Ainsi, rien que l’ensemble des sites de la Cogema, anciens ou en exploitation, renferment, en plus des stériles qui n’ont subi aucun traitement, 26 millions de tonnes de résidus très fins (les boues qui sortent de l’usine) et 17 millions de tonnes de résidus grossiers (les restes des tas de lixiviation).

Or, tous ces résidus qui n’ont été débarrassés que d’une partie de leur uranium – il en reste 3 000 t sur l’ensemble des sites, dans les résidus très fins, et 1400 t dans les autres – contiennent toujours la quasi-totalité des « descendants » radioactifs de l’uranium. Le radium 226, d’abord, notoirement radiotoxique, qui représente à lui seul le total faramineux de 700 térabecquerels (700 000 milliards de becquerels, le becquerel remplace désormais le curie, un curie est égal à 37 milliards de becquerels.). Pour donner une idée du risque, signalons que la dose maximale admissible de radium dans l’eau potable en France est de 0,37 becquerel par litre. Rappelons aussi qu’à Itteville, dans la région parisienne, on s’est beaucoup affolé parce qu’on soupçonnait la présence d’une trentaine de grammes de radium sur un terrain qui avait servi de décharge au centre de Saclay. Le radium 226 a une période de 1620 ans, c’est-à-dire qu’au bout de ce laps de temps il aura perdu la moitié de sa radioactivité, puis 1620 ans plus tard, la moitié de la moitié… Mais il y a aussi du thorium 230, du plomb 210 et bien d’autres radionucléides dans ce cocktail radioactif pour des milliards années.

  Des fûts abandonnés

A moitié enfouis sur l’ancien site minier de Margnac, en Haute Vienne, ces fûts font-ils partie du lot de 88 082 barils expédiés par l’usine de conversion d’uranium Comurhex, à Malvesi, près de Narbonne, entre 1975 et 1989 ?

 

Or, que fait-on de ces boues ? Une partie a servi à remblayer des galeries de mines, mais la majorité est restée en surface. Elles ont été déversées soit dans un « bassin » aménagé dans une vallée et fermé par une digue faite de stériles comme à Saint-Priest-la-Prugne, et à Lavaugrasse, soit tout simplement dans une ancienne mine à ciel ouvert. C’est le cas le plus fréquent.

Ainsi, actuellement, la noria de camions-bennes non bâchés qui quittent chaque jour, à la cadence d’un tous les quarts d’heure, l’usine SIMO, filiale de la Cogema, à Bessines-sur-Gartempe, dans le Limousin, ne font que quelques kilomètres pour rejoindre les anciens sites miniers de Montmassacrot et de Bellezane, où ils se délestent de leur cargaison.

Les habitants de Bessines, excédés de voir dégouliner ces boues rosâtres dans les rues de leur ville, ont demandé à la CRIIRAD, un laboratoire indépendant, de mesurer le taux de radioactivité de ces boues et des mousses qui poussaient sur le mur bordant la route empruntée par les camions. Réponse de la CRIIRAD: plus de 100 000 becquerels par kg de matières sèches pour les boues dont plus de 25 000 becquerels imputables au seul radium 226, et plus de 30 000 pour les mousses.

Avant 1987, ces boues étaient envoyées plus près encore de l’usine SIMO, dans l’ancienne mine du Brugeaud et dans le bassin de Lavaugrasse, transformé aujourd’hui en vaste lac de plusieurs hectares où il ne ferait pas bon se baigner, sous peine de profiter des… 141000 milliards de becquerels de radium 226 qu’il renferme, ce que les canards semblent ignorer !

A une quarantaine de kilomètres de là, à Jouac, une autre usine de traitement est exploitée par Total compagnie minière, une filiale du groupe Total. Le minerai est actuellement extrait d’une mine souterraine, mais celles à ciel ouvert qui ne sont plus exploitées servent de dépôts pour les boues résiduelles. Impossible pour les riverains de soupçonner ce qui se passe derrière les immenses tas de stériles qui ceinturent le site. Que l’on imagine un lac de boues gigantesque s’étendant sur des dizaines d’hectares, où l’on ne voit guère que des arbres morts et des bidons vides (voir photos). Dans l’ancienne mine de Margnac, au sud de Bessines, c’est la Cogema qui se débarrasse de ses détritus !

Mais il y a eu des déchets plus dangereux qui ont été enfouis au cours des années dans nombre de ces sites. C’est une commission chargée d’examiner les dépôts de matières radioactives pour le compte du Conseil supérieur de la sûreté et de l’information nucléaire qui a soulevé une partie du voile en remettant ses conclusions en juillet 1991. La demande émanait des ministères de l’Environnement, de l’Industrie et de la Santé, ce qui explique que la Cogema ait dû ouvrir ses dossiers (ou du moins une partie). Ainsi, le rapport Desgraupes, du nom du président de cette commission, nous apprend que sept sites au moins (voir cartes 1 et 2), dont six dans le Limousin et un en Saône-et-Loire, ont accueilli, parfois à plusieurs reprises, des déchets radioactifs provenant pour la plupart de l’usine de traitement de minerai du Bouchet, dans l’Essonne, qui a produit de l’uranium et du thorium de 1946 à 1971. Il y a eu d’autres livraisons en provenance de l’usine d’enrichissement d’uranium de Pierrelatte, dans la Drôme; de l’usine de raffinage Comurhex à Malvesi, près de Narbonne ; du centre du CEA de Fontenay-aux-Roses, près de Paris; et de l’usine de fabrication de combustible SICN à Veurey, dans l’Isère. Bref, Il en est venu de toute la France. Quelque 300 000 fûts et des dizaines de milliers de tonnes de terre, gravats et ferrailles contaminés.

Ces chargements se sont faits, pour la plupart, dans le plus grand secret, au mépris de l’information du public, et se sont échelonnés de 1958 à 1989 pour les plus récents d’entre eux, du moins officiellement. Ce sont dans l’ensemble des résidus de minerai riche, plus nocifs encore que ceux du sous-sol limousin, c’est du moins la version qui nous a été donnée. Mais comment vérifier qu’il n’y a pas eu pires déversements, maintenant que ces déchets sont sous les stériles ou sous les boues ? Mais les 18 000 fûts verts, jaunes ou noirs, qui viennent de Pierrelatte et dorment sous les verses du Brugeaud, contiennent de l’uranium enrichi en uranium 235, l’isotope fissile dont il suffit de quelques kilos pour fabriquer une bombe. Là, il y en a 1,5 kg.

Quant aux quelques centaines de fûts (la quantité exacte n’est nulle part précisée) envoyés sur le site du Bauzot par le centre de Fontenay-aux-Roses, ils sont hautement suspects. Ils proviennent, en effet, d’une usine pilote qui a fonctionné de 1954 à 1957, puis qui a été démantelée entre 1959 et 1962 et dont l’activité était l’extraction de… plutonium !

Les seuls fûts que l’on puisse aujourd’hui examiner à loisir sont stockés discrètement dans un hangar isolé de la Cogema à Bessines. Il y a là 388 fûts provenant de l’usine du Bouchet et contenant des minerais d’uranium, de thorium et de terres rares, représentant environ 4 000 kg d’uranium métal et… 580 milliards de becquerels. Aujourd’hui les langues se délient. Et, dans la région de Bessines ou de Saint-Priest-la-Prugne, on parle de mystérieuses cargaisons qui étaient livrées de nuit ! Ainsi, les habitants de Pény affirment avoir été réveillés en juillet 91 par l’arrivée de camions qui avaient raté l’embranchement conduisant à une ancienne mine. Ils transportaient des fûts sur lesquels les riverains reconnurent le sigle radioactif. A Saint-Priest, on évoque même l’enfouissement de déchets industriels toxiques. On peut, en effet, se demander pourquoi la société Sedemap qui exploitait au début des années 1980 un centre de traitement de déchets industriels, à Buxières-les-Mines, dans l’Allier, avait racheté à la Cogema, un terrain jouxtant l’ancienne mine de Saint-Priest-la-Prugne ?

Même sans tenir compte de ces apports clandestins, tous ces sites miniers représentent des zones contaminées ; 300 000 milliards de becquerels rien qu’en radium 226, dans le bassin de Lavaugrasse, 150 000 Milliards au Brugeaud, 800 000 milliards pour l’ensemble des sites!Or, ils ne font l’objet en France d’aucune réglementation spécifique. Alors que certains d’entre eux devraient, tout comme les centrales nucléaires, être soumis à la réglementation des installations nucléaires de base (INB), Ils ne relèvent même pas dans la plupart des cas, à l’instar de n’importe quel autre établissement industriel, de la législation des Installations classées pour la protection de l’environnement.

Le rapport Desgraupes estime notamment que les stockages de Saint-Priest-la-Prugne, de l’Ecarpière, de Bessines, du Bosc, du Cellier et de Jouac (voir cartes 1 et 2) sont des INB. Ce n’est pas l’avis des compagnies minières et de l’administration. La section des travaux publics du Conseil d’Etat a d’ailleurs donné raison à ces dernières dans son avis Ou 11 décembre 1991.

Pourquoi cette divergence ? Les uns considèrent les résidus de traitement comme un mélange de substances radioactives, les autres comme de l’uranium naturel. Or, la réglementation n’est pas la même suivant que l’on adopte l’une ou l’autre thèse. Le site doit être classé INB à partir d’une activité totale de 37 térabecquerels dans le premier cas et de 3 700 térabecquerels dans le second.

D’un point de vue strictement chimique, il semble pourtant évident que les résidus n’ont plus rien à voir avec de l’uranium naturel, leur composition ayant été modifiée, ne serait-ce qu’à cause des produits qui ont été ajoutés au moment du traitement. Et la radioactivité, qu’elle soit légale ou non, est bel et bien là!

Encore une fois, comment comparer un minerai en bloc compact sous la terre et ce même minerai réduit en poudre et répandu à la surface du soi ? On n’obtient pas le même breuvage en faisant infuser des grains de café ou du café moulu ! Le vent emporte et dissémine les fines poussières à des kilomètres à la ronde, et les pluies se chargent de particules.

Quels sont les risques ? De plus en plus de chercheurs semblent penser qu’il n’y a pas de seuil au-dessous duquel le taux de radioactivité n’aurait pas d’effets sur l’organisme. La Commission internationale de protection radiologique (CIPR) a d’ailleurs révisé à la baisse les normes qu’elle avait précédemment édictées: elles sont passées de 5 millisieverts par an (le sievert remplace le rem. 1 sievert = 100 rems) pour la population à seulement 2 millisieverts. Ces chiffres n’ayant valeur que de recommandations, la France a d’ailleurs préféré s’en tenir aux bonnes vieilles normes ! Pour donner un ordre d’idée, la radioactivité naturelle en France (aussi nocive que l’artificielle) inflige en moyenne 1 millisievert par an. La CIPR estime que 10 millisieverts reçus par un million de personnes généreront 500 décès par cancer ; pour l’Académie des sciences américaine, cette dose entraînerait 800 morts par cancer ; pour la Fondation américano-japonaise pour la recherche sur les effets des rayonnements: 1740 ; et pour l’équipe de chercheurs américains dirigée par le Dr Mancuso, de l’université de Pittsburgh : 6 000.

Dans des régions comme le Limousin, où la radioactivité naturelle est déjà élevée (1,5 millisievert en moyenne), le niveau est multiplié par 20, voire par 100, au-dessus ou à côté de ces énormes dépôts de résidus.

9 août, 2009

notre mere méditerranée va mourir……!!!!!

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 16:31

La mer méditerranée est l’un bassins semi-fermés les plus pollués au monde. Des milliers de tonnes de déchets toxiques sont rejetés directement en mer par l’industrie. Le transport maritime, la pollution urbaine et agricole et les effets du tourisme constituent d’autres facteurs menaçants.

Transport maritime

Certaines des voies de transport les plus fréquentées au monde se trouvent en Méditerranée. On estime qu’environ 220 000 bateaux de plus de 100 tonnes naviguent en Méditerranée chaque année – soit environ un tiers du trafic maritime mondial. De nombreux bateaux transportent des cargaisons dangereuses qui constituent autant de dangers potentiels pour l’environnement marin. Environ 370 millions de tonnes de pétrole transitent chaque année en Méditerranée (soit plus de 20% du total mondial), et environ 250 à 300 pétroliers la traversent chaque jour.

notre mere méditerranée va mourir......!!!!! MareeNoire

Le déversement des produits chimiques de nettoyage des réservoirs et les rejets huileux constituent une importante source de pollution marine. La mer Méditerranée représente 0,7 pour cent de la surface des mers, mais elle concentre sur cette superficie modeste un trafic et des risques importants, sans aucune mesure avec sa superficie. On estime que 100 000 à 150 000 tonnes de pétrole brut y sont déversées chaque année du fait des activités de transport maritime.

La Méditerranée reçoit ainsi 17% des rejets d’hydrocarbures déversés dans les océans du globe (en l’absence même de marées noires). Un déversement majeur pourrait se produire avec des conséquences désastreuses pour l’environnement et les écosystèmes.

a1396

Le tourisme

La Méditerranée concentre un tiers du tourisme mondial. Ce dernier constitue l’une des sources de revenus les plus importantes de nombreux pays méditerranéens. Il permet notamment à de petites communautés des zones côtières et des îles de subsister loin des centres urbains. Il n’est pas question de nier les bénéfices économiques qu’il représente pour la région. Cependant, il a joué un rôle majeur dans la dégradation de l’environnement marin et côtier. Le développement rapide et la construction d’infrastructures ont été encouragés par les gouvernements des pays méditerranéens pour répondre à la demande. Ce développement et cette surpopulation ont engendré de graves problèmes d’érosion et de pollution en de nombreux points du pourtour méditerranéen.

Le tourisme se concentre souvent dans des zones où la nature offre les plus grandes richesses et constitue une grave menace pour les habitats d’espèces méditerranéennes en danger.

 prev6

Les pollutions

Des millions de tonnes de macro-déchets jonchent le fond (y compris dans les fosses de grande profondeur) ou sont en suspension. Des milliers de tonnes de déchets toxiques sont rejetés directement en mer par l’industrie. Le transport maritime, la pollution urbaine et agricole et les effets du tourisme constituent d’autres facteurs menaçants.

pollutions3

 

Les polluants provenant des métaux lourds et les polluants organiques persistants (POP) engendrent des risques irréversibles pour la santé comme pour la vie marine. Les sédiments recueillis sur les « points chauds », généralement situés dans les zones côtières recevant de grandes quantités d’effluents, de déchets solides et d’eaux usées domestiques, contiennent de forts taux de mercure, de cadmium, de zinc et de plomb. Ces substances peuvent se déplacer sur des milliers de kilomètres, au-delà des frontières nationales, loin de leurs points d’origine.

 poissonsmorts-original

781987-957057

 

 

Lorsque l’homme aura coupé le dernier arbre


Pollué la dernière goutte d’eau
Tué le dernier animal et

 pêché le dernier poissonAlors il se rendra compte que

 l’argent n’est pas comestible              

1 juin, 2009

l’eau dans le monde

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 21:03

  l'eau dans le monde 9782745932150FS       flow_logo_large                                                                                                                                                                                                                                  _sp_exp_climat_07067_montagne

Alors que l’eau recouvre 70% de la planète, seuls 2,5% sont constitués d’eau douce dont 0,3 % sont facilement accessibles et renouvelables (rivières, lacs, …).

Dans le monde, l’eau est inégalement répartie. Certains pays en ont trop, d’autres en manquent cruellement. Par ces manques (notamment la sécheresse) et ces excès (comme les inondations), l’eau pose à l’humanité des problèmes de survie.

Avoir accès à un point d’eau ne signifie pas forcément avoir accès à l’eau potable. Ainsi, le problème de manque d’accès à une eau ne se pose pas seulement dans les pays marqués par la sécheresse, il se pose également dans des pays où il pleut beaucoup.

Quelques chiffres :

puce

9 pays se partagent 60% des réserves mondiales d’eau,

puce

80 pays souffrent de pénuries ponctuelles,

puce

28 pays souffrent de pénuries régulières.

puce

1,5 milliard d’habitants n’ont pas accès à l’eau potable.

puce

2 milliards sont privés d’installations sanitaires.

puce

4 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées au manque d’eau.

puce

6 000 enfants meurent chaque jour dans le monde pour avoir consommé une eau non potable, bien que ces maladies (comme la diarrhée) soient faciles à traiter.

L’Afrique Sub-Sahélienne et saharienne, le Proche Orient et l’Asie Centrale sont les régions du monde les plus touchées par les sécheresses chroniques.

De 1940 à 1990, la consommation d’eau dans le monde a quadruplé. D’ici 20 ans, la demande mondiale en eau pourrait augmenter de 650% pour une population mondiale estimée à 8 milliards d’habitants. Aujourd’hui, une vingtaine de pays vit déjà sous un seuil de grave pénurie, situés pour la plupart en Afrique et au Moyen-Orient.
climat_r%C3%A9chauffement                                               L’eau n’est pas une ressource inépuisable.

Avoir accès à un point d’eau ne signifie pas forcément avoir accès à l’eau potable.
Ainsi, le problème de manque d’accès à une eau de qualité ne se pose pas seulement dans les pays marqués par la sécheresse, il se pose également dans des pays où il pleut beaucoup.

arton13401

11 avril, 2009

Classé sous Non classé — mapassionmanature @ 9:17

Quand les abeilles ne font plus leur miel… abeille_152

 

L’histoire des abeilles accompagne celle de l’homme. Depuis l’aube de l’humanité, l’homme en savoure le miel. Aujourd’hui le nectar se fait rare car les abeilles sont malades. Depuis une trentaine d’années, en France, les populations d’abeilles diminuent, se fragilisent. Désigné coupable : l’homme avec la surexploitation industrielle de la nature, l’ajout inconsidéré de produits chimiques pour produire, mieux, plus. Le « plus » s’est transformé en son contraire. Encore une fois, voilà l’écosystème menacé.

Car hormis l’abeille, c’est toute la chaîne complémentaire qui relie l’animal au végétal qui se trouve déréglée. Pas d’abeilles = pas de pollinisation = disparition de certaines espèces végétales = disparition de certaines espèces animales…

les abeilles sont elles menacées de disparition….????? 480_6484_vignette_Abeilles_GillesLuneau_1

Malformations, troubles du système nerveux, désorientation, troubles du comportement, les abeilles présentent toutes sortes de symptômes qui révèlent un état de santé fragile. Certaines abeilles ne retrouvent pas leur ruche. D’autres en sont refoulées parce que non reconnues par le reste du groupe. C’est le constat de différentes études menées par l’INRA depuis une dizaine d’années.

quelques part de responsabilité aux pesticides

Les insecticides nouvelle génération sont accusés de provoquer la mort des abeilles. L’imidaclopride et le fipronil, sensés uniquement protéger la plante, seraient aussi ingérés par les abeilles. Mais les effets nocifs de ces insecticides ne se limiteraient pas aux seules abeilles. Selon certains experts de l’Inra (Institut national de la recherche en agronomie), leurs molécules présentent des dangers multiples pas encore assez évalués. Les molécules employées, ne seraient pas sans effet sur l’homme.

Parmi eux, un neurotoxique, le Régent, produit par la firme BASF, est particulièrement dénoncé par les apiculteurs. La vente du Régent a été suspendue. L’insecticide est soupçonné de décimer les abeilles. Par ailleurs un autre produit, le Gaucho sur maïs, fabriqué par Bayer, et également mis en cause, a été un peu plus tard retiré du commerce.Pourtant la nocivité de ces molécules n’est pas établie de manière absolue. Des expertises ont donné des résultats contradictoires. Ainsi d’autres recherches menées par l’Inra présentent des résultats moins catégoriques. Les fabricants rejettent, eux, toute responsabilité.

un probleme mondial aux causes multiples

En trente ans, des pathologies multiples ont touché les abeilles et se sont répandues à la surface du globe. La complexité des causes et la multiplication des facteurs rend les diagnostics difficiles. Ainsi les importations d’espèces ont simultanément importé des pathologies inconnues.

Dans le sud de l’Inde, dans l’Etat de Karnataka, jadis important producteur de miel, jusqu’à 90% des colonies d’abeilles indigènes avaient été détruites au début des années 90 par un virus importé. Le préjudice économique était considérable. Seul un programme complexe de la FAO, comprenant une aide économique et une formation des éleveurs, permet de reconstruire les populations.

Au Québec, dans la région de Rimouski, les populations ont aussi été décimées par des agents parasitaires inconnus.

En Irak, ce sont les effets toxiques de la guerre du Golfe (fumées dues aux incendies des puits de pétrole) qui ont détruit 90% des colonies apicoles.
Il ne s’agit donc ni d’un problème spécifiquement français, ni même ne touchant que les pays pratiquant une agriculture avec usage massif de produits chimiques. Reste malgré tout à quantifier les parts de responsabilité en fonction des différents facteurs en jeu, mais là aucune étude scientifique ne semble en mesure de répondre précisément…

disparition des abeilles: la conséquence pour l’écosysteme

Les abeilles sont autant productrices de miel qu’elles sont indispensables à la pollinisation des fleurs et des plantes. En effet les abeilles constituent un élément dans la chaîne interactive des écosystèmes. Le rôle de l’abeille est très important dans les divers cycles de la vie des diverses espèces. Pas d’abeilles, pas de miel mais surtout non reproduction et disparition de certaines espèces végétales, donc disparition de certaines espèces animales.

l’abeille fait partie du patrimoine de la culture humaine…….

Apparue sur la Terre il y a 80 millions d’années, l’abeille a accompagné les pérégrinations humaines. Déjà sur des peintures rupestres, on peut voir des hommes récoltant le miel… Sur les hiéroglyphes comme sur les représentations de la Mésopotamie antique autant que celles de la Chine des premiers siècles de notre ère, la récolte du miel est illustrée. La terre promise est celle où coulent le lait et le miel. Le produit de l’abeille fait bien figure de première douceur pour une humanité balbutiante et souffrante. À l’évidence, en ce début de XXI° siècle, l’homme ne peut toujours pas se passer de l’abeille…

image006

 

vision et orientation de l’abeille  ( la boussole in
terne)  

Pour les couleurs, hommes et abeilles sont un peu à égalité, dans le sens que chacun, de par sa vision limitée du spectre lumineux, voit des couleurs que l’autre ne perçoit pas. Les abeilles perçoivent de bien plus courtes longueurs d’ondes lumineuses que nous, à partir de 300 nanomètres (nm), valeurs spectrales de l’ultraviolet, que l’homme ne perçoit pas, mais qui est reflété par beaucoup de fleurs qui peuvent être ternes à nos yeux, alors qu’elles apparaissent aux abeilles avec de jolies nuances bleutées  ou carrément bleutées, quand elles reflètent l’ultraviolet sur toute leur surface, comme c’est le cas chez l’onagre , une nuance qu’on appelle « le pourpre de l’abeille ».


 

Le spectre de la lumière visible pour l’abeille s’arrête à 650 nm, ce qui expliquent que l’animal soit aveugle au rouge, qui a une longueur d’ondes de 800 nm. Avant de connaître ce fait, maints botanistes occidentaux s’étaient étonnés, sans comprendre, de la rareté du rouge dans les couleurs florales de leurs contrées. Mais alors, remarquerez-vous, beaucoup de fleurs tropicales sont rouges. Les abeilles ce ces régions auraient-elles une autre vision des couleurs ? Non, bien entendu, mais la réponse est ailleurs : ces fleurs ne sont pas pollinisées par les abeilles, ni par d’autres insectes, mais par des oiseaux mellivores (mangeurs de miel, plus exactement de nectar) comme le colibri, qui sont quant à eux, très sensibles à cette grandeur du spectre lumineux. C’est ainsi que tous les rouges paraissent à l’abeille plus ou moins gris ou noirs et que les fleurs rouges ne sont pas les fleurs les plus adaptées aux abeilles. Alors, remarquerez-vous, pourquoi butine t-elle les coquelicots, par exemple ? La réponse est que, sur les pétales de coquelicots, comme sur d’autres fleurs, nous l’avons signalé plus haut, de petites marques visibles à la lumière ultraviolette y sont reflétées et attirent les insectes sensibles à cette largeur de spectre, comme les abeilles et d’autres insectes.


 

C’est Von Frisch, encore, qui réussit par ses expériences à montrer comment les abeilles font leur apprentissage de la couleur en fonction des fleurs qui les intéressent. Un peu comme chez les mammifères, l’abeille possède une mémoire à court terme et une mémoire à long terme. Il a été démontré que les trois dernières secondes avant que l’abeille ne se pose sur une fleur est déterminante pour l’enregistrement mémoriel d’une couleur. Entre ce moment et les minutes qui suivront, si l’abeille trouve sur la fleur son compte de nourriture, elle en mémorisera la couleur, définitivement au bout de trois visites. Dans le cas contraire, l’information ne sera pas stockée car elle ne serait d’aucune utilité pour l’abeille.


 

« La vision colorée humaine, basée sur le fonctionnement de trois types de récepteurs sensibles respectivement aux radiations « bleues » , « vertes » et « rouges » (vision trichromatique), diffère de celle de l’abeille qui possède également trois types de récepteurs mais « décalés » vers les courtes longueurs d’onde, à savoir respectivement sensibles à l’ultra violet au bleu et au vert. Sa perception se caractérise aussi par une incapacité à distinguer les nuances: on considère que l’insecte n’en perçoit que trois, combinaisons deux à deux des trois primaires : « l’ultra violet-bleu », « le bleu-vert » et le « vert-ultra violet » (équivalent de notre « pourpre »: mélange de rouge et de bleu) plus un « blanc » résultant de la stimulation simultanée des trois récepteurs et du « noir » en l’absence de tout signal. Parallèlement il faut rappeler que l’abeille semble ignorer les échelles de clarté (BACKHAUS 1995), le système fonctionnant d’une certaine façon en « tout ou rien ». Enfin l’acuité est mauvaise, la résolution dépassant largement le degré (LYTHGOE, 1979); c’est là une médiocre performance une bonne centaine de fois inférieure à la nôtre. Ajoutons qu’on a récemment trouvé chez cet insecte une certaine préférence pour les structures présentant des symétries.
L’ensemble de ces caractéristiques montre que le jaune, y compris celui du colza, est simplement perçu par l’insecte comme un vert de clarté moyenne. Ainsi doit-on chercher dans une réflexion ultra violette de la fleur ce qui permet à celle-ci d’être distinguée du feuillage (tout particulièrement du sien propre) qui ne réfléchit pas ces radiations.

Par la pollinisation l’abeille participe à l’essentielle fonction de reproduction des végétaux. Pour ce faire la fleur doit être vue par du pollinisateur et l’attirer (c’est là sa raison d’être) l’abeille en particulier, celle-ci étant un des plus efficace d’entre tous de par ses effectifs et son activité (« busy bee »). Les fleurs ne sont donc pas, ou rarement, vertes, ainsi peut-on grossièrement les classer en deux groupes selon quelles réfléchissent des longueurs d’onde plus courtes que le vert (fleurs violettes ou bleues, principalement pigmentées par des « anthocyanes » et se plaçant « à gauche » du vert sur le spectre) ou des longueurs d’onde plus longues : fleurs jaunes, oranges ou rouges, pigmentées par les caroténoïdes et se plaçant « à droite » du vert. En l’absence de toute réflexion ultra violette le deuxième groupe de fleurs va être successivement perçu (du jaune au rouge) comme vert de plus en plus sombre, nos pourpres étant alors pris pour des bleus (perception rouge absente). »

texte d’Alain Chiron (CNRS) extrait de :

http://www.okhra.com/@fr/5/17/59003/article.asp


 

Par ailleurs, Martin Giurfa (CNRS – Université de Toulouse) a démontré « que la vision achromatique (en noir et blanc) dépend chez l’abeille uniquement du photorécepteur vert : si ses signaux sont traités au niveau du cerveau indépendamment des autres signaux, l’abeille peut percevoir si l’objet qu’elle a en face d’elle, indépendamment de sa couleur, est plus ou moins brillant.
Par une stimulation sélective de chaque type de photorécepteur, les chercheurs ont montré que si le photorécepteur vert n’est pas activé et n’envoie donc pas de signaux vers le cerveau, l’abeille ne réussit pas à extraire la configuration simplifiée commune à une série de stimuli, et ne peut pas transférer son choix à de nouveaux stimuli. Le manque d’activation des photorécepteurs ultraviolet et bleu ne produit pas cette chute de la performance. Ainsi, la catégorisation visuelle à partir de configurations simplifiées repose chez l’abeille sur le photorécepteur vert et donc sur la vision achromatique. »


 

extrait de :

http://www.gazettelabo.fr/2002archives/breves/2004/0604/abeilles.htm

Si la couleur d’une fleur est rapidement apprise par l’abeille, sa forme lui demande plus d’obstination, car la vision de l’abeille, nous l’avons vu, ne possède qu’une faible résolution. Cela ne suffit pas à prétendre, comme on le fait parfois, que l’abeille n’est dotée que d’une vision paramétrique, c’est à dire, que l’abeille retiendrait différents paramètres comme le rapport entre la surface et la forme (dit fréquence spatiale) ou les angles entre les lignes formées par les pétales, par exemple, pour mémoriser la forme de la fleur visitée. En fait, plusieurs expériences ont montré que l’abeille possède bien une mémoire morphoscopique, une mémoire immédiate des formes, mais que celle-ci s’exerce mieux sur les fleurs, qu’elle approche de très près et dont elle résout les lignes complexes, que sur les repères environnants, à condition qu’ils aient une largeur angulaire d’au moins 3,5°.

Les abeilles pallient leur faible acuité visuelle par différents moyens. Nous verrons plus loin comment elles se servent du sens du toucher et de l’odorat, dans l’obscurité de la ruche, en particulier, alors que leur vision ne leur est pas encore d’une grande utilité.

Qu’ un objet se déplace dans son champ de vision et les ommatidies sont automatiquement excitées ou inhibées selon leur position. Ce système opératoire permet à l’insecte d’estimer avec précision le caractère fixe ou mouvant d’un objet et de déclencher, le cas échéant, un réflexe adéquat, fuite, attaque, alerte, par exemple.

D’autre part, il faut préciser que leurs yeux, de par leur structure, commencent à fusionner les images dès une vitesse de défilement de 200-300 images/ seconde contre seulement 24 chez l’homme. Cette capacité lui permet de voler (à 30 km/h environ) tout en observant avec netteté les repères géographiques au sol. Ainsi, si le pouvoir séparateur de sa vision est faible, son pouvoir de résolution dans le temps compense le précédent, ce qui explique pourquoi l’abeille s’intéresse peu aux formes immobiles ou à des surfaces bien circonscrites, mais perçoit bien les changements opérés dans son champ visuel (pratique pour repérer les dangers éventuels) ou les formes très découpées, qui sont les formes des fleurs qui l’intéressent le plus.

 L’ORIENTATION  
 

Les abeilles ont des facultés d’orientation remarquables et complexes. Leur premier repère est le soleil, ce qui fait entrer les abeilles dans la catégorie des animaux phototactiques (substantif : phototaxie), qui s’orientent par rapport à des sources lumineuses, qui influent sur le rythme circadien de l’abeille (Beling, 1929). Les expériences sur les abeilles le montrent bien, en déplaçant les abeilles d’un continent à l’autre ou en utilisant un leurre (lampe électrique, par exemple) ressemblant au soleil par la forme et par la luminosité (moins de 15 % d’ultraviolets). On ne sait encore exactement comment les abeilles apprennent à évaluer les déplacements du soleil, peut-être les calculent-elles sur une base horaire, qui est de 15° en moyenne, et qui fournit à chaque fois un nouvel azimut de l’astre. Les variations au gré des saisons demandent un point de référence supplémentaire, qui pourrait être le nord magnétique (l’orientation par rapport à des sources magnétiques [tels les magnétosomes] est dite magnétotactique). D’autres expériences montreraient qu’elle font le point de la position solaire toutes les demi-heures environ. Certains chercheurs évoquent la mémoire de l’abeille, qui enregistrerait chaque jour de nombreuses positions du soleil à différentes heures de la journée, ce qui ne serait guère étonnant, quand on connaît les facultés mémorielles qu’elles déploient au cours de sa vie. Mais alors, quand la boussole solaire disparaît derrière les nuages, direz-vous, comment font ces braves petites ouvrières pour continuer leur ouvrage ? Et bien, absence de soleil ne signifie pas absence de lumière, qui se diffuse dans l’atmosphère sous forme polarisée, redirigée par toute sorte des molécules : air, poussières, eau, etc… Les abeilles se dirigent alors en fonction du plan de polarisation de la lumière, selon l’angle de polarisation des rayons, perçu par ses yeux. Plus fort encore, quand le ciel est totalement couvert, et alors que la lumière polarisée n’est plus accessible, les ouvrières continuent de travailler (à un rythme moins soutenu, cependant) et d’indiquer aux autres abeilles en dansant (voir paragraphe suivant de la butineuse) le bon angle entre les fleurs à butiner et le soleil. Il semblerait dans ce cas que les abeilles se servent de repères terrestres et font appel à leur mémoire pour se rappeler la position visible du soleil les jours précédents par rapport aux repères en question. De plus en plus fort, si, en plus du manque cruel de lumière, les repères physiques font aussi défaut, il reste encore une solution aux abeilles, celle de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre, qui conditionne, nous le verrons, la construction de la ruche, mais aussi les danses (dont le sens sera révélé, nous le verrons par Von Frisch), sans que l’on en comprenne la raison. En effet, des expériences ont été menées sur le sujet et, en jouant artificiellement sur le champ magnétique, on a vu les abeilles orienter chaque fois leur danse vers les directions offertes par chaque champ créé…mais qui ne correspondaient pas avec une direction réelle de la nourriture. Nous possédons un certain nombre de preuves sur le fait que les phénomènes magnétiques sur l’horloge interne des abeilles (Gould, 1980). A l’image des pigeons voyageurs, ce serait la magnétite que l’abeille, à l’état de nymphe, accumule dans son abdomen sous forme de cristaux, qui renseigneraient les animaux sur le champ magnétique.

« L’orientation des abeilles s’est retrouvée ces dernières années au centre d’une polémique fort intéressante. Gould (1986; voir aussi Gould & Towne 1987) ont prétendu, pour expliquer leurs remarquables performances navigationnelles à grande distance, que les abeilles disposeraient d’une carte cognitive de leur environnement. Cartwright & Collett (1987) puis Dyer & Seeley (1989) ont cependant montré que les performances des abeilles pouvaient s’expliquer plus parcimonieusement sans évoquer une hypothétique carte cognitive. De nombreuses expériences ont confirmé par la suite que les abeilles s’orientent à grande distance en recourant à un processus non-cartographique impliquant largement l’intégration du trajet (associée à une reconnaissance visuelle de certains lieux privilégiés; Wehner & Menzel 1990; Wehner & Wehner 1990; Wehner et al. 1990, 1996; Dyer 1991, 1996; Dyer et al. 1993;
Kirchner & Braun 1994; Menzel et al. 1996) »


extrait de :
http://www.unige.ch/cyberdocuments/theses2000/SeguinotV/these.pdf    
http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?v=wall&ref=nf&gid=199502446664
12

La Connaissance de Soi et d... |
PETIT JOURNAL DES SOUVENIRS... |
c218 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Planète : nature et animaux
| La psychologie
| analyses, contestations pol...